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Éliminer la moindre micro-friction

⚠️ L’importance des dates
Les outils évoluent sans cesse, bien plus vite que ma bande passante pour maintenir à jour cette base de connaissances (car ce n’est pas mon travail à plein temps, m’voyez).

Il est possible que le contenu de certains articles ne soit plus tout à fait valable au moment où vous le lisez. Remettez donc toujours les pages dans le contexte de leur date d’écriture, c’est important.

On a beaucoup tendance à sous-estimer l’impact de chaque friction — aussi minime soit-elle — qui nous sépare de nos objectifs. Pensez à ce petit clic de plus pour accomplir une tâche, ou cette étape supplémentaire pour vous mettre en action. Ces onze secondes pour attraper vos baskets avant d’aller courir. Ces deux mètres de trop pour déplacer les couverts du lave-vaisselle vers le tiroir.

Quand on les considère de façon isolée, on se dit effectivement que ça ne change pas grand chose. « Oui enfin ça va, ça me prend 2 secondes là. »

Et pourtant, si. L’objectif de cet article est de prendre conscience à quel point ça change tout. Et pourquoi minimiser chaque micro-friction est si important.

Chaque détail compte pour empêcher l’abandon

En tant qu’humain faillible, le moindre petit obstacle peut devenir une excuse valable pour procrastiner une tâche importante. Une raison de plus pour ne pas s’y atteler maintenant.

On peut toujours trouver des raisons de repousser quelque chose qu’on n’a pas envie de faire. Cela peut même rendre certaines tâches — peu considérées d’habitude — surprenamment séduisantes. Quand j’étais étudiant, je n’ai jamais autant accompli de tâches ménagères que pendant mes périodes de révision. Surtout au moment de bosser les matières qui m’intéressaient le moins.

Pour atteindre ses objectifs et avancer sur ce qui est important pour nous, il n’y a finalement qu’une seule solution : éliminer toutes les frictions qui nous séparent de nos objectifs. Supprimer tous ces petits obstacles qui nous éloignent de l’état de flow. Toutes ces bonnes excuses qu’on pourrait avoir pour ne pas s’y mettre. En éliminant toutes les frictions, on n’a tout simplement plus le choix.

Le grand paradoxe étant que pour éliminer certaines frictions, il est parfois nécessaire d’en ajouter d’autres volontairement. Voilà pourquoi on arrive à des solutions aussi radicales qu’enfermer son téléphone dans une boîte pour terminer ce fichu rapport.

Si vous parvenez à faire de cette tâche — pénible mais importante — l’activité la plus intéressante à votre disposition, alors vous finirez par vous y mettre. C’est une simple question de choix disponibles dans un environnement contraint. L’enjeu est de créer l’environnement qui va rendre l’exécution de cette tâche aussi indolore que possible. D’où l’intérêt de traquer et minimiser chaque friction.

Effets cumulés

Plus une tâche est fréquente, et plus l’élimination de la moindre petite friction pour l’accomplir est importante. Je ne m’interdis jamais de réfléchir à optimiser ce qui ne semble prendre que quelques secondes — quitte à passer pour un cinglé auprès de beaucoup de gens.

En fait, la charge mentale d’exécution de chaque tâche est bien plus significative que le chiffre brut de temps optimisé. C’est pour cette raison que je trouve autant d’intérêt dans les logiciels comme Alfred, qui réduisent considérablement les frictions entre une pensée et l’exécution d’une tâche.

Prenons un exemple qui m’arrive régulièrement. Admettons qu’une pensée intéressante me traverse l’esprit. Pour poursuivre ma réflexion, j’ai besoin de trouver une information dans mon calendrier. Si l’accès à cette info n’est pas parfaitement fluide, je risque de perdre le fil conducteur de ma pensée, jusqu’à abandonner cette idée en gestation (quand bien même elle serait excellente). C’est dans ce genre de situation que la moindre petite friction va être destructrice. Si mon système anti-frictions n’est pas suffisamment au point, la pensée naissante terminera peut-être dans les limbes de mon cerveau, au lieu de concrétiser un projet génial. Éliminer ces micro-frictions permet de ne pas perdre le fil conducteur de son idée lorsqu’elle prend forme. On enrichit alors sa réflexion au lieu de l’interrompre.

À chaque fois que j’ai la flemme de faire quelque chose d’important, je commence donc par réfléchir à des façons concrètes de minimiser la moindre friction pour me mettre en action. Quitte à y passer plus de temps que la tâche elle-même. Comment rendre ça plus facile les fois suivantes ? Ce qui semble être une perte de temps sur le moment est souvent une stratégie payante sur le long terme.

Je vous laisse avec un xkcd à garder en tête à chaque fois que vous vous demandez si ça vaut le coup de prendre le temps de minimiser la moindre friction.

Source.

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