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Fathom Analytics • Mesurer son audience

📆 Publié en juillet 2020.
✍ Dernière mise à jour en juillet 2020.

⚠️ L’importance des dates
Les outils évoluent sans cesse, bien plus vite que ma bande passante pour maintenir à jour cette base de connaissances (car ce n’est pas mon travail à plein temps, m’voyez).

Il est possible que le contenu de certains articles ne soit plus tout à fait valable au moment où vous le lisez. Remettez donc toujours les pages dans le contexte de leur date d’écriture, c’est important.

Je n’ai jamais été un grand fan de Google Analytics. Sans même entrer dans les questions de vie privée, je trouve qu’il a atteint un niveau de complexité qui ne correspond pas (plus ?) à mes besoins.

Je ne sais pas si Google Analytics est vraiment devenu une usine à gaz — pas sûr que je sois le mieux placé pour en juger. Mes besoins sont probablement très éloignés de ceux des marketeurs, responsables e-commerce ou autres consultants en web analytics. Mais je suis sûr d’une chose : je n’ai pas besoin d’autant de fonctionnalités. J’ai besoin d’un outil plus simple.

La simplicité gagne toujours à la fin

Mes besoins sont simples. Je veux juste :

  • avoir une idée (même vague) du nombre de personnes qui visitent mes sites ;
  • connaître les pages qu’ils visitent le plus ;
  • savoir quels sites font des liens vers les miens ;
  • ne pas fliquer mes visiteurs.

C’est tout. C’est déjà pas mal, en réalité. Le reste ne m’intéresse pas vraiment. Et la multitude d’options de Google Analytics me rend dingue à chaque fois que j’y vais.

Le menu de l’angoisse.

Je ne suis peut-être pas le cœur de cible de Google Analytics, mais j’ai quand même l’intuition qu’il est complètement overkill pour une quantité substantielle de ses utilisateurs.

Au bout d’un moment, j’en ai eu marre de me perdre dans 50 sous-menus à chaque fois que je cherchais juste à savoir combien de personnes lisaient mes articles. Ou de devoir faire plusieurs clics pour avoir une vague idée de mes sites référents.

Fin 2019, j’ai donc remplacé Google Analytics par Fathom Analytics. Les menus de l’angoisse ont été remplacés par un simple tableau de bord qui ressemble à ça :

Fathom Analytics : tableau de bord
(Ce ne sont pas mes données.)

Fathom a immédiatement comblé les envies de minimalisme que j’avais en tête pour mon outil d’analyse de trafic. L’interface est aussi apaisante que rapide à charger — ils se donnent beaucoup pour ça. En une seule page, j’ai accès à tout ce dont j’ai besoin. C’est beau.

L’archétype du zèbre

Je n’ai jamais caché mon attrait pour les projets indépendants et auto-financés. Fathom Analytics est un de mes exemples préférés de ces entreprises qui ne cherchent ni à lever des millions, ni à conquérir le monde, ni à embaucher des milliers de personnes.

Ce qui les intéresse, c’est de résoudre un problème d’une façon élégante, en faisant un beau produit qui rendra service à d’autres personnes dans le même état d’esprit. Si bien qu’elles seront prêtes à payer pour ce service, suffisamment pour faire vivre l’entreprise.

Pas de folie des grandeurs, pas de révolution ni de passage sur les plateaux TV des grands médias. Juste une volonté de bien faire les choses, de construire un produit utile et durable. Dans un modèle économique simple, aligné avec les intérêts de ses clients.

When we say that our customers come first, it’s not just some flowery mission statement, it’s how we’ve operated from day one.

We don’t have investors who are looking for huge returns, and there are no stakeholders other than the two of us (Jack Ellis and Paul Jarvis). We’re profitable, pay ourselves a full-time salary, and focus on making Fathom amazing for the folks who use it.

Fathom has always been bootstrapped, fiercely independent and fully self-funded. The only people we answer to are our customers.

Fathom Analytics wasn’t started to be a quick build and cash out scheme. Our only strategy is to exist and be profitable for the long term.

La page /about est un bel hommage aux boîtes boostrappées comme la leur.

Le cofondateur Paul Jarvis est un fervent défenseur de cette contre-culture (à l’opposé du modèle en vogue des start-ups), qu’il a merveilleusement exposée dans son ouvrage Company of One. Si la communauté des indie makers ne fera jamais les gros titres des journaux, elle commence toutefois à gagner en popularité, même si on reste loin du modèle dominant de la start-up à succès. Les excès récents des WeWork et Uber ont néanmoins donné un peu de baume au cœur à toutes ces entreprises, qui sont paradoxalement bien plus nombreuses que les start-ups.

Certains appellent ça des zèbres, d’autres parlent plutôt de small giants. Au fond, peu importe la terminologie. Ce qui importe à ces entreprises, c’est de rester concentré sur le service rendu au client, avant de penser à la croissance coûte que coûte.

Fathom est un des plus beaux étendards de cette philosophie d’entreprise, que j’ai tendance à préférer à celle des start-ups qui ne vivent que pour la croissance. Je suis bien content de leur donner une douzaine d’euros tous les mois pour profiter de leur produit, qui transpire la simplicité et la sincérité. Payer pour la qualité est la façon la plus saine de soutenir le développement des logiciels indépendants, avec de bonnes valeurs. Et si vous êtes particulièrement soucieux des questions de vie privée, Fathom devrait vous combler encore davantage.

Vous pouvez faire joujou avec leur site de démo, ou bien profiter de mon lien de parrainage pour économiser $10 sur la première facture. Si vous préférez ne pas utiliser mon lien de parrainage, rendez-vous sur le site de Fathom. Ils ont une période d’essai de 7 jours, et l’installation est ridiculement simple. La simplicité gagne toujours à la fin.


Logo de Fathom Analytics


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