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Désactiver (presque) toutes les notifications

📆 Publié en janvier 2020.
✍ Dernière mise à jour en mai 2020.

⚠️ L’importance des dates
Les outils évoluent sans cesse, bien plus vite que ma bande passante pour maintenir à jour cette base de connaissances (car ce n’est pas mon travail à plein temps, m’voyez).

Il est possible que le contenu de certains articles ne soit plus tout à fait valable au moment où vous le lisez. Remettez donc toujours les pages dans le contexte de leur date d’écriture, c’est important.

Je suis partagé.

D’un côté, je me dis qu’à ce stade, c’est connu. Que tout le monde sait qu’il faut virer toutes les notifications. Nous avons même eu le coup de boost de Tristan Harris, cet ancien ingénieur de Google qui a amené le sujet sur le devant de la scène. Son mouvement Time Well Spent (devenu Center for Humane Technology) a su éveiller les consciences et remettre en question les pratiques de la Silicon Valley pour rendre certains de nos outils numériques favoris aussi addictifs que possible. Il continue d’ouvrir les yeux à tout le monde sur les effets pervers de l’économie de l’attention. Bref, je me dis que les gens sont quand même au courant.

Et puis, je regarde autour de moi. Je vois des barres de tâches boursouflées, des Docks macOS surchargés, des pastilles rouges qui s’agitent dans tous les sens. Les gens qui ne cessent de passer d’une tâche à l’autre, happés par la dernière notification en date. Et là, je me dis que non. Qu’il y a encore du boulot. Qu’on est tellement loin de là où on devrait être. Bordel.

Notifications smartphone
(╯°□°)╯︵ ┻━┻

Notification = Interruption

Les notifications sont des interruptions qui vous détournent de vos objectifs. Elles s’accaparent votre attention au détriment de ce qui est important pour vous. Chaque notification a le pouvoir de vous éloigner d’un état de flow, qui est pourtant nécessaire pour avancer dans vos projets.

Vous n’avez pas besoin de la plupart des notifications qui vous sont envoyées. Oh, il y a bien sûr quelques exceptions. Mais l’essentiel de vos notifications ne sont pas envoyées pour maximiser votre bien-être. Au contraire, elles sont là pour gagner la bataille de votre attention, et agissent de manière néfaste sur votre satisfaction de long terme. Bien souvent, elles ne font qu’alimenter votre FOMO.

Les recherches scientifiques sont encore plus radicales que moi. Selon elles, les interruptions ne favorisent pas la plasticité de votre cerveau. Pire, elles nous rendent plus anxieuses et font augmenter nos taux de mortalité. Je ne voulais pas être alarmiste, mais à long terme, les effets semblent encore plus dévastateurs que la simple fracture d’attention qu’on peut constater au jour le jour.

Si ce n’est pas encore votre cas, il est temps de considérer votre téléphone (ou votre ordinateur) comme un outil — pas comme votre patron. Désactiver les notifications vous permettra de répondre plus facilement à la question : « ai-je réellement besoin de cette app ? Mérite-t-elle vraiment mon attention ? ». Vous verrez que dans de nombreux cas, l’absence de notification vous fera oublier l’existence de certaines applications. Et si elles ne vous manquent pas, il est sans doute judicieux de les désinstaller.

Je pense qu’on peut considérer les interruptions comme l’ennemi numéro 1 de la productivité. La désactivation des notifications est vraiment le b.a.-ba des réflexes à prendre pour travailler efficacement.

Les exceptions qui confirment la règle

En étant dans un schéma de pensée du type « est-ce important au point de m’empêcher d’atteindre mes objectifs ? », vous verrez qu’il y a finalement très peu de cas où il est vraiment utile de se faire interrompre par une notification. Voici ceux que je trouve légitimes — les applications où je n’ai pas (encore ?) désactivé les notifications :

  • Mon application de calendrier. Son seul boulot étant de me rappeler comment je décide de gérer mon temps, c’est évidemment l’outil qui a le plus le droit de m’interrompre. Ne pas rater un rendez-vous/événement, c’est même le rôle d’un agenda.
  • Mon application de GPS (Google Maps). J’ai coupé le son, par contre. 😄
  • Mon application pour téléphoner. Bien que mes échanges sont asynchrones par défaut, il m’arrive de recevoir des appels (et de ne pas vouloir les rater).
  • Certains contacts, ou certaines applications de messagerie à faible volume. J’ai coupé la majorité des notifications de mes applications de messagerie (Slack en tête), mais pas toutes non plus. Je garde une notification pour les SMS de ma femme, par exemple.
  • Mon application pour réserver mes billets de train (Trainline). Au moment de monter dans le train, j’aime bien avoir à portée de main mon placement à bord. Ou n’avoir besoin que d’une demi-seconde pour présenter mon e-billet au contrôleur. La notification est vraiment utile, pour le coup.

J’en ai possiblement oublié, mais dans l’idée, voilà les exceptions qui confirment la règle. Pour tout le reste, mes notifications sont désactivées. Je prends bien plus de plaisir à aller sur certaines applications quand je l’ai décidé, selon mes propres envies ou contraintes de temps. Et si ça m’en fait oublier certaines, c’est probablement qu’elles ne sont pas si intéressantes que ça.

Pour résumer, l’important est de choisir les applications qui ont le droit de vous interrompre, plutôt que subir le choix par défaut. Dans la plupart des cas, vous serez bien plus heureux en vous rendant sur ces applications de votre plein gré. Pas parce qu’une armée d’ingénieurs l’ont décidé pour vous.


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